Association · Assemblée générale extraordinaire

Élection du Bureau

Bonjour à toutes et à tous,

Demain, je prendrai le temps de vous écrire une lettre pour vous expliquer les enjeux de l'élection prévue lors de l'AGE de lundi.

En attendant, vous trouverez ci-dessous les présentations des personnes de notre liste, ainsi que nos réponses aux questions auxquelles nous n'avons pas encore répondu.

Je vous laisse prendre connaissance de ces éléments. Je reviendrai vers vous demain pour partager avec vous ma vision de la suite et les raisons de notre engagement dans cette démarche.

Marie
Directrice de l'école

Pour mieux nous connaître

Émilie

J’ai en ma possession plusieurs diplômes : un CAP Petite Enfance, un bac +3 en bibliothéconomie et documentation, un autre bac +3 en informatique, et enfin un master en gestion culturelle. J’aime apprendre de nouvelles choses et découvrir de nouveaux domaines.

Avec Gaëtan et Gaïa, alors âgée de quelques mois, nous nous sommes installés en Charente pour retrouver et redonner un sens à notre vie. Cela s’est traduit par un changement de métier (maraîchère et productrice de petits fruits) et un nouveau projet de vie : la rénovation de notre maison.

Je suis également bénévole à la bibliothèque de Montemboeuf. L'année dernière, j'ai été coprésidente de l'Association des Parents d'Élèves de l'école de Gaïa.

Je suis une nouvelle membre de cette école, mais mon choix a été mûrement réfléchi. J'accorde ma confiance à Marie et à son projet. Pour moi, Marie et l'école sont étroitement liées. C'est en connaissant son parcours, sa vision et son engagement que nous avons fait le choix d'inscrire Gaïa dans cette école.

Anna

Née et ayant grandi en Suisse, diplômée d'un Bachelor en travail et droit public (Université de Fribourg, Suisse) et d'un Master en Ecosystem, Governance and Globalization (Stockholm Resilience Centre), je suis également diplômée en Yoga Massage.

Après mes études, je monte, en indépendance à deux, un projet d'année scolaire en éducation au développement durable (BeNE) à Fribourg, Suisse. Je travaille à l'université de Berne (IKAÖ), comme enseignante pour le bachelor et dans l'accompagnement de doctorats en éducation au développement durable.

Je quitte l'université après 2,5 ans pour travailler en indépendance dans des projets d'éducation au développement durable et dans la gastronomie de produits en circuits courts. Table d'hôtes (indépendante) et gérance d'une gastronomie d'un théâtre en montage (Origen).

Mère depuis 2016, déménagement en France en 2021, co-création de Co-IEF avec d'autres familles, création de l'association Économie saine en 2023, préparation d'un centre de compétence en promotion de la santé.

Gaëtan

Ingénieur informaticien pendant 10 ans, j'ai fait le choix d'un virage à 180 degrés. Avec Émilie, nous avons quitté nos vies d'avant pour poser nos valises en Charente, en quête de sens et de reconnexion au vivant. Après avoir passé un BP, je me suis installé comme maraîcher bio. En parallèle, je me suis lancé un défi de taille : rénover entièrement un vieux corps de ferme pour préserver le patrimoine local. Ici, on redécouvre les techniques de construction traditionnelles — celles d'avant le ciment et le plâtre, qui laissent les murs et les hommes respirer.

Marie

Diplômée de la Haute École Pédagogique de Lausanne, j’ai enseigné pendant sept ans dans plusieurs écoles publiques de Suisse francophone, auprès d’élèves allophones, en classes multi-niveaux, de 4 à 16 ans. Certains ne parlaient pas un mot de français à leur arrivée. Nous avions un an, parfois deux, pour apprendre à nous comprendre, leur permettre d’apprendre le français et les accompagner dans leur intégration au système scolaire.

J’ai ensuite tout quitté pour m’occuper de mes enfants et voyager. Jusqu’à atterrir en Charente, attirée notamment par le faible coût de l’immobilier. L’instruction en famille n’étant plus une option, j’ai décidé de créer une école pour mes enfants.

En chemin, j’avais découvert Numéricole au sein du réseau IEF. J’y ai rencontré Philippe et découvert la pédagogie du troisième type, qui faisait écho à ma propre pratique. Pour mon école, le choix pédagogique s’est donc imposé assez naturellement.

J’avais neuf mois pour tout faire. Trouver un lieu, monter le dossier, répondre aux exigences, récupérer du matériel et du mobilier, faire connaître le projet en mode femme-sandwich dans les manifestations du 16310, écrire les statuts, les règlements et le projet pédagogique, rencontrer des familles, préparer les formulaires, aménager les locaux, accueillir les premiers enfants… J’ai couru partout, souvent seule. Et je n’oublie pas Louise, qui a compté dans cette aventure.

Je voulais faire des Cagouilles un lieu où les enfants ET les adultes auraient envie d’être, d’apprendre et de rester. Un lieu vivant, dans lequel l’association ne serait pas seulement un statut, mais une façon de faire ensemble.

Pour l’instant, la sauce ne prend pas autant que je l’espérais. Je ne vais pas prétendre le contraire. Faire vivre un projet collectif est une autre affaire que de le créer. Mais j’y crois encore.

Aujourd’hui, je souhaite continuer à faire vivre les Cagouilles avec Philippe, développer le projet sans perdre ce qui fait sa singularité – notamment les petits effectifs, auxquels je tiens – et accueillir des familles qui choisissent Massignac pour notre projet éducatif. J’aimerais aussi trouver un praticien avec qui partager l’accompagnement en classe, qui puisse m’épauler, puis prendre progressivement la suite.

L’idée n’est pas de faire grandir l’école à tout prix. C’est de lui permettre de durer, de trouver son équilibre et de devenir un projet réellement partagé.

Philippe

Ingénieur pendant 4 ans, puis directeur et professeur des écoles pendant 18 ans, j'ai quitté l'Éducation nationale lorsque celle-ci a fermé mon école, comme tant d'autres petites écoles. Depuis 10 ans, j'accompagne des écoles alternatives qui tentent de parvenir à ce que j'ai moi-même réussi à mettre en œuvre dans mes classes.

Jusqu'à cette année, je n'avais pas encore trouvé les conditions qui me semblaient suffisamment réunies pour m'investir pleinement dans une école ou dans une création d'école.

La demande de Marie, son projet, l'accueil formidable du village de Massignac, le lieu fabuleux dont dispose l'école, mais surtout ma rencontre avec Marie et la découverte de ses compétences compatibles et si rares avec un tel projet, ont changé la donne.

C'est ce qui m'a conduit à décliner la perspective d'un nouvel accompagnement professionnel facturé et à proposer à Marie de m'investir pleinement, à ses côtés, dans son école.

Nos réponses à vos questions

Qui va évaluer son travail de directrice ?

L'Éducation nationale exerce les contrôles réglementaires et pédagogiques prévus pour les établissements privés hors contrat.

Au sein de l'association, le Bureau veille au bon fonctionnement de l'école et à la réalisation de son projet associatif. Il peut échanger avec la directrice sur les difficultés rencontrées, les évolutions souhaitables et les moyens nécessaires.

Il ne s'agit cependant pas d'instaurer une relation d'évaluation hiérarchique. Marie est responsable de la conduite de l'école et doit disposer de la confiance et de l'autonomie nécessaires pour exercer cette responsabilité.

Qui prend les décisions concernant son poste, ses responsabilités… ?

L'association est l'employeur de Marie. Elle assume donc les responsabilités administratives et juridiques liées à son emploi, dans le respect du droit du travail et de la convention collective applicable.

Sa rémunération d'enseignante est établie dans ce cadre. Sa fonction de directrice est exercée bénévolement.

Sa présence au Bureau lui permet de participer aux décisions associatives concernant l'école qu'elle a créée et qu'elle dirige. Les décisions portant directement sur sa situation salariale ou contractuelle seront toutefois prises sans sa participation, afin de garantir l'impartialité.

Comment la séparation entre la gestion quotidienne de l'école et la gouvernance de l'association sera-t-elle assurée ?

Il est important de distinguer deux responsabilités complémentaires.

La directrice assure la conduite quotidienne de l'école : organisation pédagogique, coordination de l'équipe, accompagnement des enfants, relations avec les familles et mise en œuvre du projet éducatif (1).

Le Bureau assure la gestion administrative, financière et juridique de l'association, ainsi que les démarches nécessaires au fonctionnement et au développement de l'école.

La composition du Bureau proposée aujourd'hui permet d'associer les responsabilités associatives et la connaissance du fonctionnement pédagogique de l'école. Il s'agit toutefois d'une organisation transitoire.

Dans un second temps, nous proposons de faire évoluer les statuts pour créer un Conseil d'administration composé des membres du Bureau et de l'équipe pédagogique. Cette dernière quittera alors le Bureau pour siéger au CA.

Le Bureau assurera la gestion courante de l'association, tandis que le CA prendra en charge la gouvernance collective et les grandes orientations. Cette organisation permettra de mieux distinguer les responsabilités tout en maintenant une participation directe de l'équipe pédagogique aux décisions concernant l'avenir de l'école.

(1) Projet éducatif : intentions, valeurs et principes pédagogiques qui guident la manière dont l'école accompagne les enfants.

(2) Projet associatif : il englobe le projet éducatif, mais aussi les objectifs, l'organisation, la gouvernance et les moyens de faire vivre l'école.

Notre volonté est d'associer étroitement ceux qui font vivre l'école aux décisions concernant son avenir, tout en distinguant clairement les responsabilités de chacun.

À bientôt,